8 jours plus tard (part 2 - by F)

Publié le par B.W.F


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Le choc. Après avoir attendu comme du bétail derrière des grilles, parqués et dirigés vers les caisses, alors qu'il ne faisait certainement pas plus de -12°C, on entre, pour faire la queue à la caisse, la queue au vestiaire, et la queue au bar... Rien de démoralisant pour les triplettes, mais ça a de quoi décourager.

Lorsqu'on se retrouve en plein week-end mode larve, dans son lit, et qu'on s'est relevé 15 fois déjà, parce qu'on avait oublié le cendrier, le thé, les gâteaux, les clopes, et que finalement on vient d'appuyer sur play de la dernière série débile qu'on va se taper pendant 8 heures d'affilé, et qu'on se rend compte que ça y est, on est bien, là, dans le lit, et qu'il ne manque plus rien, un simple soupir suffit à décrire ce même sentiment que nous avons tous eu, verre à la main, près du bar, vestiaire accroché, bien décidés à se bourrer la gueule et envahir l'espace. 

Sitot dit, sitôt fait, et de chanson débile en tube profond des années 80, nous voguons sur les musiques endiablées de la Crazyvore. Beaucoup de jeunes beaux mâles, mais le seul à qui tout cela pourrait bien profiter, F. a soit perdu ses lentilles, et Dieu sait que sans ses lentilles... bref, soit pas l'envie. 

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Des clopes, fumées en trois minutes top chrono, avec cette sueur ambiante, ou personnelle, qui colle à la peau se transformant doucement en givre sous le doux effet du froid parisien, des verres servis copieusement, des connaissances qui braillent sur Mika, du grand n'importe quoi pour une soirée qui l'est tout autant. 

C'est juste après le quart d'heure Rockn' roll, où W. qui dit n'y rien connaître en apprend à F. qui pensait en savoir plus, mais finalement ne sait plus rien ; c'est  juste après le dernier verre bu sur le comptoir, tout en sachant qu'on va se casser dans deux secondes, c'est pas grave, j'ai soif, merde! C'est juste après Cotton Eyed Joe, méga tube interplanétaire, que les triplettes capitulent, et décident qu'il y a un moment où les limites sont dépassées. 

Quelques échanges de croque-monsieur, de bisous, de taxis après avoir marché trois plombes, et de steaks hachés-jus d'orange, que tout ce petit monde tombe de fatigue dans des draps pas forcément au top du propre, et tombent, pour la plupart, malades par la même occasion.

F.

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