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Samedi 1 mars 2008


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Dimanche soir au Queen............... Pourquoi c'est toujours moi qui raconte l'Overkitsch? Non, mais sérieux, le dimanche au Queen, c'est le dimanche au Queen, c'est une bonne soirée mais on va pas non plus en chier une rivière de diamants. 

Bref, faut bien que quelqu'un en parle, alors autant que ce soit un esprit subtil et raffiné. 

L'évènement de la soirée : J.
Au programme : du grand n'importe quoi, comme toujours, que voulez-vous, on ne se refait pas. 

Début de soirée chez F., comme c'est original. Je n'avais pas prévu de venir ce soir... Mais finalement, en visionnant les vidéos de la veille, je me dis que ne supporterais tout simplement pas de louper une soirée quand mes deux acolytes en seront. Je passe vite chez moi, j'enfile mon courage à une main, et puis tant qu'à faire un shorty, un petit jean, un marcel, deux-trois accessoires, un passage devant le miroir et c'est parti... direction le loft de W. qui est à son tour en train de se préparer. 

Un verre, deux, allez trois, ça y est nous sommes enfin prêts, nous rejoignons F. et J. La motivation n'est pas à son sommet, mais après tout on en a plus besoin, le Queen est devenu un automatisme. Champagne, Gin, Tequila, Whisky, Vodka... oui les triplettes restent des mecs, des vrais, des durs, et n'ont pas peur des mélanges, l'alcool constitue leur boisson quotidienne après tout. 

Ah merde, ça y est je décolle (merci les bulles!!!), j'adooore. 

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Il est 3 heures, et à 3 heures on suce... Et ce soir, J. a faim, très faim, il lui faut sa sucette. Bras levés, tendue sur la pointe de ses talons aiguilles, elle sautille et gémit alcooliquement aux pieds de la grande Tyra... sans résultat (hahaha t'en fais pas je t'apprendrais), mais elle n'a pas dit son dernier mot : "Hep beau gosse, tiens attend fais voir..." et hop, voici qu'elle nous revient, sautillante (enfin ça y ressemblait) une sucette aux lèvres. 

Pendant ce temps, F, W et moi-même resplendissons, perchés sur le podium magique des triplettes jusqu'à ce que F. en oublie ses principes. 

Merde, F. tu lis mes articles des fois?

Après avoir rencontré des amis de W, F se "jette" goulûment sur le mec de l'"ami" de W. Fier d'avoir déclenché une crise conjuguale, puis jubilant d'être responsable d'une rupture, F entame enfin sa soirée. 

Franchement, F. aucune retenue. Mais c'est pour ça qu'on t'aime. 

Et voici que s'avance... notre premier vrai fan : Gyom des Cerises Bleues, revenu exprès de NY* pour nous voir, à croire qu'il veut soulever le "secret" de notre identité...

Plus tard :
B - Oh tiens, puedubec et son mec...
W - Ah merde ! Non pas lui !
B - Oh la vache, je comprends qu'il le trompe, t'as vu sa gueule...
L.D.P.*? Non, juste G.G.*

4 heures, nous sommes de retour, F. rentre direct se coucher, J. nous suis, W. et moi pour l'éternel Steak frites qui m'agacera toujours autant... Je me couche donc, devant mon film favori "Ultimate Warriors", le sourire aux lèvres, le cerveau encore tout pétillant de Champagne...

xoxo
B.

* NY= New York (on ne sait jamais) LDP= Langue De Pute GG= Gossip Girl

par B.W.F publié dans : B. communauté : Jeune gay sur paris
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Mercredi 27 février 2008


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Retour sur la soirée Coeur à prendre du 17/02/08 par B.

Ce soir c'est dimanche, et au Queen tous les... blablabla... Te fatigue pas mamie on est au courant ! Depuis le temps je pense que tout le monde a saisi ce qui animait la capitale ce soir là. Donc ce soir, c'est la fameuse soirée "Coeur à prendre", dont tout le monde ne retiendra malheureusement que le "[...] à prendre". Comme le dit si bien F. il s'agit de la fameuse soirée coup de coeur du Queen, où la réalité prend le pas sur la fiction dès l'entrée de la boîte.

Un véritable anti-conte de fée ici, après les 12 coups de minuit, le prince est numéroté comme un cheval de course, et ses prétendants ne prennent même pas la peine de lui faire la cour, on t'épingle juste un numéro de téléphone sur le clou qui correspond à ta nouvelle identité. Ahlala, c'est plus ce que c'était.

Je suis donc le numéro 325, vous imaginez ma joie ! La soirée se déroule normalement, F et moi sur le podium, offrant généreusement nos corps parfaits à un public... plus ou moins enthousiaste (oui bah en même temps faut pas non plus se voiler la face, il y a de la conccurence...), et W sur les bancs derrière nous faisant bande à part.

"Bonjour. Bonjour. Bises. Salut, ça va ? Yep. hey. Enchanté. Ah, non toi au revoir..."

Des regards indiscrets, fuyants ou timides, des mains un peu légères, d'autres un peu moins pour le coup, des jeunes, des vieux, des laids, des moches, des vilains, des beaux, des pas mal, des très canons, bref yen a pour tout le monde... et ce soir, ils ont particulièrement chaud nos étalons, je m'emploie donc à surveiller activement ma moitié.

Un verre, un pipi, on monte fumer une clope et... "Putain c'est quoi ça, j'ai un ticket !?"

"Toujours aussi sexy, 
au Queen, au Cud...
Pierre - 319
06.45.75.XX.XX"


Alors que je soit sexy, oui je vous l'accorde, c'est un fait. Au Queen, après tout le temps qu'on y passe, je veux bien, mais au Cud, pitié non !! C'est là que je me suis dit : "319, tu t'es encore planté de clou...!" Seulement voilà, bien que marié, ce ticket a éveillé un de mes plus gros défauts : la curiosité. Nous avons donc cherché 319, et bien entendu j'aurais du m'en douter, il s'agissait de l'homme invisible. 

Le lendemain matin, je demande à W d'envoyer un SMS à 319, pour savoir si lui et moi nous nous connaissions. Après quelques messages échangés, il s'avère que 319 me connait et m'a repéré depuis quelques temps ; flatteur, mais ça s'arrête là... du moins il aurait mieux valu pour lui. Parce que aussi impressionnant que cela puisse me paraître et aussi banal que cela puisse vous paraître, 319, après s'être montré suffisament entreprenant, n'a éprouvé aucune gène à avouer qu'il n'était pas célibataire. 

Mais merde les mecs, c'est quoi ces manières ! Bien que totalement conscient de ce mode de vie libertin qui nous caractérise, l'absence pratiquée de fidélité est un concept qui m'échappe encore... Cas isolé, mon homme et moi vivons depuis quelque temps un amour profond, réciproque, sincère et construit sur des bases d'écoute, de partage, de loyauté et de fidélité et je peux vous assurer que ça vaut bien tout l'or du monde. 

Alors pourquoi la plupart des gays trompent leur compagnon, aussi génial que celui-ci puisse être, et pourquoi certains, pour ne pas dire la majorité, s'attaquent à des mecs déjà casés... Quand de surcroît eux le sont aussi ?

B.

par B.W.F publié dans : B. communauté : Jeune gay sur paris
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Samedi 15 décembre 2007

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Après un réveil difficile, ils se sont décidés : aujourd'hui, ils ne prendront pas de taxi.

13h30, Paris East Side, station Anvers, B&W sortent du métropolitain, communément appelé "tromé" par les autochtones. Le choc est violent, s'ils avaient su : deux gazelles dans une étable... du caviar pour les cochons. Stoppés net à la montée des marches, un simple regard suffit entre W&B, la sentence est sans appel : "les beaux quartiers c'est West Side, on nous avait prévenu." Ici, toutes les cultures se confondent, tous les "styles", tous les "genres", sauf... celui des triplettes. 

Et voici qu'arrive F, le preux chevalier sur sa rutilante monture. La troupe est au complet, le départ est donné, les voilà lancés. 
Le ciel se couvre, l'orage gronde, le vent se lève, entraînant avec lui un épais nuage d'une poussière pailletée, le sacré coeur vacille, les portes se ferment, les volets claquent et... oh, une crèpe au fromage, déguisée en Lady Di penchée sur des talons de 22 cm chante Dalida : "Laissez-moi chanter." B. ouvre les yeux avec espoir, mais la réalité des lieux reste cruelle. 

Leur mission impossible, car ils le valent bien : le Marché Saint Pierre, temple de la couture, une sangatte gay dans le Bronx de la Capitale. 
La façade ne paie pas de mine : un immeuble de 5 étages, aux murs blancs décrépis, et à l'enseigne bleue de métylène, façon vieille papetterie désaffectée. De vieilles portes battantes en bois témoignent de la gloire passée de l'édifice. 

Une fois entrés, F., W. et B. découvrent avec stupeur que ce qui fut le paradis des stylistes s'est transformé au cours de ces dernières decennies en institution pour la ménagère de plus de cinquante ans. Un véritable musée de l'horreur, si,si!
Une déco kitsch à souhait se fond à merveille dans l'ambiance générale du magasin. Même les décorateurs de chez Tati n'auraient rien à envier à la vétusté des quelques drappés argentés ornés de paquets surprise à dix cents qui "habillent" les escaliers. 
La misère, ou en tout cas rien de très glam pour ce monument figé depuis des temps immémoriaux* au pied de la légendaire butte des amoureux. 

Devant nos trois touristes, un océan de tissus et d'étoffes en tous genre : fourrures, cuirs, satins, lin, coton, soies, polaires, de quoi refaire Bercy en peau de zèbre rose mode lycra. 
Peau de bovin synthétique & imprimés pour W, velours côtelé violet pour B. 
Un dernier tour du propriétaire avant de partir en after à la mercerie du Marché Saint Pierre, la route est longue... à traverser. 

Même décorateur qu'en face, décidément il doit leur faire un très bon prix, ou alors le kitsch fait un retour fracassant dans la capitale de la mode. Nous aurait-on menti?!
Nos trois futures ménagères (si c'est pas malheureux) s'y sentent comme des homards dans une marmitte, de la porcelaine dans un magasin d'éléphants. 

6 aiguilles à tricoter, 9 pelottes de laine flashies (et oui, il faut bien suivre la tendance, en même temps les possibilités sont tellement nombreuses...), une trousse de couture portative, une braguette et un bouton plus tard, F quitte ses deux acolytes. Pause gastronomique au Colombus café pour W&B. Au menu, chocolat viennois & muffins. Un repas équilibré pour nos adeptes du "régime amateur". Une demi heure plus tard, retour à la mine. Derniers achats, derniers petits larcins : "bah tiens, à 1,20 € le bouton standard tu crois quand même pas que je vais payer!" dixit B.

17h30. Retour West Side bien mérité pour nos rois de la nuit. 

22h30. La nuit commence (elle aura tardé la sa...) Au pied du sapin militaire fait maison de F. soirée crèpes et premiers pas dans le tricot en compagnie de Monsieur bouton poussoir. 4h30 d'efforts surhumains, 2 visionnages de Shrek le 25ème & au bas mot une quinzaine de "ah ça y est j'ai compris", pour... un rang de tricot. 
W. et F. s'en arrachent les poils de la tête. Et B. fier d'exhiber son nounours militaire borgne enfin terminé. La soirée charentaises prend fin. Il est 4 heures, Paris s'éveille, les triplettes vont enfin se coucher...

(* alors que les mammouths s'abreuvaient encore dans cette mare qu'on appelle aujourd'hui la Seine)

B.
par B.W.F publié dans : B.
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